ORO

ORO est un Tahiti Ketch construit en 1962.

Son port d'attache est Nyon.

Une restauration lente est effectuée car le propriétaire ne désespère pas faire à nouveau connaître les embruns salés à ORO.

Historique
(par Kiet Dang, propriétaire actuel)

Nom: ORO
Année de construction: 1962, bordé classique
Chantier: Pfister, Aigues-Mortes, France
Déplacement: 7 tonnes 32
Longueur HT: 9m15
Largeur: 2m30
Tirant d'eau: 1m35

Port d'attache sur le Léman: Nyon

Si les Tahiti Ketch que l'on trouve dans les ports français sont tous originaires d'Aigues-Mortes, il s'en trouve beaucoup sur toutes les mers du monde mais qui n'ont de point commun que le plan d'origine, lui-même inspiré des bateaux traditionnels méditerranéens. John G. Hanna est " l'inventeur " du plan, un bateau pour les îles, pour une île, celle qui fit rêver Gauguin : Tahiti. C'est donc bien un bateau de voyage, à la coque pointue aux deux bouts, gréé en ketch et en cotre, grand-voile à corne et artimon marconi. C'était un plan traditionnel mais moderne pour l'époque (nous sommes en 1923, date du lancement du premier Tahiti Ketch nommé Neptune ).

Son étrave bien défendue lui autorise les gros temps, et son arrière norvégien facilite la fuite lorsque la progression devient dangereuse. Un maître bau important de 3m05 permet la tenue d'une cape rassurante, secondé par un plan de voilure divisé, équilibré et raisonnable , offrant des possibilités de réglages multiples. Toutes ces raisons font que ce plan est rapidement adopté par de nombreux chantiers, et que plusieurs centaines de Tahiti Ketch naviguent sur toutes les mers et tous les océans du monde, dans des configurations diverses, et des matériaux de coque très différents : bois bien sûr, mais également acier et même ferro-ciment. Il y a un air de famille évident et de grandes similitudes avec l' " Alain Gerbault " du célèbre navigateur, mis à l'eau le 4 juin 1931.

La vraie performance - universellement reconnue- du Tahiti Ketch, est son aptitude à sortir indemne de toutes les tempêtes et à faire route sans broncher par tous les temps. Pour le reste, il convient de savoir naviguer "à l'ancienne": prendre son temps pour virer puis relancer le bateau et surtout tenir compte de la dérive en toutes circonstances. Inapte au près serré, ce voilier donne toute satisfaction au portant, allure à laquelle il se révèle particulièrement confortable et même rapide.

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